Les Années Lumière
Introduction
En plus des enquêtes sur Billy Meier, réalisées par Wendelle Stevens, Lee & Brit Elders (avec la participation de techniciens ou scientifiques comme Jim Dilettoso ou Marcel Vogel), une personne fut chargée d'écrire un livre sur le phénomène OVNI en général. Cette personne, constatant la richesse du phénomène Billy Meier, a décidé de consacrer la majeure partie de son livre à Billy Meier. Il s'agit de Gary Kinder, auteur du livre "LightYears", qui fût traduit en français par André Riehl sous le titre "Les Années Lumières". Il s'agit d'un enquête réalisée de façon extrêmement neutre et professionnelle et dont nous recommandons la lecture à ceux qui commenceraient à s'intéresser à Billy Meier.Le livre original est disponible gratuitement en anglais ici :
http://galactic.no/rune/spesBoker/LightYears_garyKinder.pdf
Le livre français est ici :
https://www.amazon.fr/Light-Years-Investigation-Extraterrestrial-Experiences/dp/0871131390
http://galactic.no/rune/spesBoker/LightYears_garyKinder.pdf
Le livre français est ici :
https://www.amazon.fr/Light-Years-Investigation-Extraterrestrial-Experiences/dp/0871131390
Quelques extraits
Quelques extraits du livre "les Années Lumière'" de Gary Kinder, traduits par André Riehl :
Lorsque Jung mourut en 1961, sa cousine Lou Zinsstag avait constitué la plus grande collection de cas d'OVNI en textes et photographies de toute l'Europe. Elle publierai par la suite le premier journal sur les OVNI en Europe centrale ainsi que deux ouvrages sur le sujet.
...
Le 28 Juin 1976, Good reçut la première lettre d'une longue série de Zinsstag qui lui communiquait ses impressions vis-à-vis de Meier et de son
aventure. Ce premier courrier disait : « Je suis entrée en contact avec Meier grâce à un élève d'une école de Berne qui m'a procuré son adresse. J'ai écrit à Ed. et reçu une réponse très amicale accompagnée d'une douzaine de photographies dont certaines étaient extraordinairement réussies. Je lui ai expédié de l'argent pour qu'il m'en envoie d'autres. Il m'a dit en avoir environ deux cent-cinquante qu'il a pris lui-même. Il possède également quelques films. Je lui ai écrit que je lui rendrais visite aussitôt que possible. Il dit remplir une mission qui lui a été confiée voici quarante ans en arrière. Aussi je m'attends à le voir arriver un peu comme un grand prêtre ; mais cela n'est pas important par rapport aux impressions que laissent ses photographies. »
...
Eduard sort très rarement, toujours accompagné et jamais sans son fusil, m'a-t-il dit. On lui a tiré dessus une ou deux fois... Il est en contact avec des E.T. depuis l'âge de cinq ans. Il était avec son père lorsqu'il vit un OVNI et qu'il rencontra un E.T. en 1972. Depuis cette date, il a régulièrement rencontré de nouveaux visiteurs tous les onze ans.
Je vais avoir cinquante photographies en couleur pour cent francs ; ce jeune homme m'a promis de me donner une sélection de bonnes vues très représentatives. A côté de ses photographies et d'un film de vingt minutes, il nous a montré d'autres images qu'il m'est difficile de décrire. Eduard m'a dit qu'il était allé plusieurs fois dans l'espace et qu'il a pu regarder certaines de nos planètes d'assez près. Parmi celles-ci, il y en a une qui ferait sensation. A bord de leur soucoupe volante, lui et ses compagnons ont assisté à la dernière rencontre Soyouz-Apollo et, pendant un moment, ils se tenaient à trois mètres des cabines spatiales. Sur ces photos, on peut voir le dos du cosmonaute soviétique, son casque, et les trois lettres « CDI » sur sa combinaison. Sur une autre photographie on voit la manœuvre d'arrimage des deux capsules bien mieux qu'à la télévision. Il y a d'autres images que je ne vous décrirai pas car cela est trop difficile.
Je me sens un peu perdue pour cerner ou juger cet homme. Son éducation est encore plus pauvre que celle de Georges (Adamski), mais cela ne me dérange pas. Mais je n'aime pas ses manières. Il est anti-religieux et d'après ce que j'ai pu lire dans un de ses pamphlets, il prend la défense des sorciers en attaquant l'Eglise Romaine qui ignore leur existence, etc.. Il se pourrait bien qu'il soit lui même un sorcier. J'ai eu cette impression la première fois que j'ai croisé son regard. Mais il est honnête, franc, poli jusqu'à un certain point et, ce que je
comprends fort bien, très impatient et un peu fatigué de devoir toujours répondre à des questions. Lorsque nous étions chez lui, il a reçu plusieurs appels téléphoniques, un de Budapest, d'autres d'Autriche et d'Allemagne. »
...
« J'ai revu Eduard Meier, l'homme le plus intriguant qu'il m'ait été donné de rencontrer. Il m'a montré d'autres photographies d'une nature dont je ne peux ici mentionner l'origine. Lorsqu'il commence à parler, il est très facile d'imaginer que cet homme est dément ; tout ce qu'il dit est fantastique. Mais bon, il y a ces photos de l'espace que personne n'a jamais vu ainsi, pas même la NASA, j'en suis convaincue... Il vous envoie son bon souvenir et son amour en espérant que vous lui rendrez visite à l'automne. Il se souvient très bien de votre coup de téléphone. Il est si modeste et sincère qu'il m'a même parlé de son séjour en prison. L'histoire de sa vie est tellement fantastique que j'arrive à peine à y croire. Mais un seul coup d'œil sur ses photographies suffit à me rassurer ».
...
Pendant presque une année, Zinsstag lut tous les articles sur Meier, toutes ses notes sur ses contacts et tous ses enseignements ; elle resta avec lui pendant des heures au cours de plusieurs visites. Femme intelligente qui avait rencontré et parlé longuement à de nombreux contactés, autres que Adamski, pendant près de vingt ans, Zinsstag n'était ni naïve ni crédule ; il n'était pas non plus dans son attitude de considérer toutes ces histoires de contactés comme un non-sens. « Il existe des forces pour lesquelles nous n'avons aucune explication à fournir, » pensait-elle. Mais elle ne savait vraiment pas quoi penser ni faire à propos de Meier.
...
le 3 Janvier 1977 : « Vis-à-vis de Meier, je suis à présent en si bons termes
avec lui qu'il ne m'est plus problématique de lui rendre visite quand bon me semble. Cependant, j'évite de le faire car je ne peux m'empêcher de penser que cette femme, Semjase, ne lui fait aucun bien... Je suis certaine qu'elle va le laisser tomber dans peu de temps car il est hors de question qu'il puisse satisfaire aux espérances de cette extraterrestre. Ce qu'il lui manque, c'est un nom, un renom ; et il ne pourra jamais l'avoir parce qu'il est allé en prison lorsqu'il était jeune. Et plus que tout le reste, il n'a pas reçu de vraie éducation bien que je sois obligée de reconnaître que son savoir technique est absolument étonnant. On dirait qu'il a reçu une pré-éducation lorsqu'il avait une vingtaine d'années et qu'il parcourait la Syrie, la Jordanie et Israël, et que celle-ci l'aide beaucoup à comprendre les sujets difficiles dont Semjase l'entretient... »
Comme on l'a vu dans les extraits précédents du livre "Les Années Lumière", Lou Zinsstag, malgré sa passion pour le domaine ufologique était très réticente par rapport à Billy Meier à cause de son discours antireligieux et sa proclamation qu'il avait une mission à accomplir. C'est pourquoi elle ne traita pas de Billy Meier dans ses ouvrages. Elle sentait probablement que le message de Billy Meier était trop controversé, elle contacta alors Wendelle Stevens, le plus grand ufologue américain de l'époque en lui montrant juste quelques photos :
Avant ce courrier, Stevens n'avait jamais entendu parler de Meier, mais il connaissait Zinsstag de réputation ainsi que par leurs échanges de correspondance, et il doutait que la fascination qu'elle éprouvait pour ce cas précis soit sans fondement. Bien que Zinsstag restât vague à propos de ces photographies, elle lui disait en posséder douze qu'elle désirait lui soumettre. Mais au lieu de les lui expédier comme elle l'avait fait si souvent déjà, elle voulait les lui apporter directement de Suisse en lui rendant visite chez lui, à Tucson.
...
Lorsque Zinsstag et Good l'avaient appelé depuis la gare des autobus, tard dans la matinée, Stevens recevait des amis venus de Phœnix, Lee et Brit Elders. Lee était un ami de Stevens depuis cinq ans ; il connaissait sa réputation d'enquêteur sur les OVNI. Ils étaient, lui et Brit, moyennement intéressés par le sujet, Stevens leur en ayant longuement parlé. Il était impossible à quiconque venant rendre visite à Stevens chez lui de ne pas remarquer ces trois épais classeurs à anneaux remplis de photographies de soucoupes volantes sans être piqué de curiosité. Cet après-midi là cependant, les photos de Meier que Lou Zinsstag étala sur la table de la salle à manger étonnèrent autant les Elders que Stevens. Brit dit : « Généralement, les photographies d'OVNI ressemblent à de petites boules floues et duveteuses accrochées dans un ciel sans contour précis ; et elles sont tellement loin, au-delà de la profondeur de champ, que l'image pourrait être celle de n'importe quoi. Pour sûr, quelqu'un a pris ici une petite miniature, l'a arrangée et l'a photographiée ; c'est évident ».
Lee en riait déjà. Stevens se souvint par la suite : « Lee avait l'habitude de se moquer de ma passion pour les OVNI. Lorsqu'il vit ces photographies, son point de vue ne varia pas.
« Ce sont des fausses, dit-il ; n'importe qui serait d'accord avec moi. Elles me semblent très bonnes, mais j'en ai vu de nombreuses toutes aussi bonnes qui n'étaient que des montages, ce qui me faisait y croire à moitié. Mais je dois dire, mon vieux, que celles-ci sont les fausses les plus réussies que j'ai vues jusqu'à présent. Comment cet homme s'y est-il pris ? »
Stevens étudia les photographies et écouta Zinsstag lui raconter ses expériences auprès de Meier pendant tout l'après-midi et la soirée. Elle lui précisa les conditions dans lesquelles Meier vivait, lui parla de sa femme et de ses enfants, et de tous ces visiteurs qui venaient chez lui. Elle expliqua aussi la relation qu'elle avait personnellement eue avec Meier et comment elle avait obtenu ces photographies. « L'homme était pauvre, disait-elle ; il n'avait qu'un seul bras et paraissait sincère. » « Combien avait-il fait de photographies du vaisseau ? » demanda Stevens. « Oh, répondit-elle, beaucoup d'autres. »
Tout en l'écoutant, Stevens perçut que Zinsstag essayait de décrire cet homme et ses expériences en cachant quelque chose, comme si elle avait voulu éviter à Stevens de ressentir une sorte de lourdeur. Ces clichés étaient très parlants en eux-mêmes, mais il semblait qu'un aspect de toute cette histoire, peut être même le plus important, demeurait non-dit.
Zinsstag et Good partirent le lendemain matin pour Los Angeles. Pendant l'année qui suivit, Stevens correspondit régulièrement avec Zinsstag puis, finalement, directement avec Meier. Il s'aperçut peu à peu que Meier avait eu plus que quelques contacts, que les détails de ceux-ci avaient été notés, que peut-être de nombreuses autres photographies, peut-être des centaines, existaient et que Meier n'avait pas été la seule personne à avoir vu et expérimenté d'étranges phénomènes dans les bois entourant Hinwill et à présent dans les collines près de Schmidruti. Au mois d'Octobre 1977, un peu plus d'un an après la visite de Lou Zinsstag et Timothy Good, Stevens considéra que le cas était suffisamment intéressant pour qu'il
aille enquêter sur place. Il acheta donc une place sur un vol en direction de la Suisse pour aller rendre visite à Billy Meier.
« Je vais juste donner un rapide coup d'œil, » avait-il dit aux Elders. Il espérait ramener des tirages de Meier pour sa collection personnelle et aussi « regarder cet homme droit dans les yeux pour voir s'il disait vrai ».
...
Lorsqu'une année auparavant, Zinsstag était venue lui rendre visite, elle s'était limitée à lui dire que Meier avait eu plus d'un contact et qu'il possédait au moins une douzaine de photographies en plus de celles qu'elle avait apportées. Durant les premiers jours qu'il passa à la ferme, Stevens, après avoir discuté avec Meier et quelques autres personnes, eut la confirmation que Zinsstag ne lui avait pas dit tout ce qu'elle savait afin de le préserver d'un véritable bouleversement.
A sa grande surprise, Stevens s'aperçut que non seulement Meier parlait un anglais passable mais qu'en plus, il utilisait des formes de langage très colorées. Lorsqu'ils se rencontrèrent, Meier alla même à lui lancer un défi ; il lui dit : « J'espère que le Colonel aura des questions à poser différentes de celles des autres ».
« Il y avait tellement de visiteurs, dit Stevens, et il avait déjà dû répondre tant de fois la même chose à tant de personnes différentes posant toujours les mêmes questions qu'il en était las. Il ne voulait plus parler de tout cela à des personnes qui n'étaient pas vraiment intéressées. Parce qu'il avait déjà donné des explications la veille à une personne, et l'avant-veille à une autre, et le jour précédent à une troisième, et encore et encore, à chaque jour, à une autre personne... Cela ne l'intéressait pas. Si vous ne posiez pas une question juste, vous n'obteniez aucune réponse. »
Au cours des quatre jours qu'il resta en Suisse, Stevens accompagna plusieurs fois Meier à des promenades en forêt, derrière la ferme, et lorsque le temps n'était pas au beau, il passa de nombreuses heures avec lui, dans la cuisine, à parler et à tourner les pages des albums photographiques. Lorsqu'il demanda à Meier s'il avait des photographies récentes des vaisseaux, celui-ci lui donna cent trente clichés en échange du prix du développement.
Après avoir enquêté 4 jours, Wendelle Stevens revient bouleversé et essaie de convaincre les Elders de participer à l'aventure :
Stevens comprenait à présent les réticences de Lou Zinsstag pour qu'elle lui dise tout ce qu'elle savait à propos de Meier. Ses quatre jours à Schmidruti avaient été denses à force de lectures, de questions, d'observations et de réflexions. Pour la première fois en trente ans, il se sentait bouleversé. Il rentra à Tucson avec cent trois photographies-couleurs dont la plupart étaient encore meilleures que les douze premières que lui avait montrées Lou Zinsstag. Il avait aussi plusieurs centaines de pages grossièrement traduites des notes de contact, ainsi que de nombreux récits de témoins décrivant des choses inimaginables :
« Certains m'ont dit l'avoir vu revenir avec trois autres hommes en plein orage. Il semblait qu'il venait tout juste de sortir de terre et n'avait pas la moindre trace d'une goutte d'eau sur lui. C'est impensable, un vrai tour de passe-passe.
Non, Meier est un brave homme et il est équilibré, mais il n'a qu'un seul bras, peu de matériel et beaucoup de gens l'observent de près. Je ne vois pas comment il peut faire toutes ces choses par lui-même. »
De retour à Tucson, Stevens dit à ses amis Lee et Brit Elders : « Si cet homme fait une blague à l'ensemble de l'humanité, il réussit à tromper également sa femme et ses amis les plus intimes, et cela depuis deux ans et demi ».
Brit se souvint du retour de Stevens :
« Steve arriva en hochant la tête. Il ne savait pas quoi faire. Il resta trois jours chez nous en nous disant : « Vous n'allez pas me croire ; il vous faut aller là-bas ; vous ne me croirez pas. »
« J'étais inquiet pour lui, rajouta Lee, car j'avais moi-même observé plusieurs cas d'OVNI sur lesquels il avait enquêté. Il y en avait bien une centaine. Mais cette fois-ci, il m'avait dit : « Il faut que vous alliez là-bas. Cette histoire est plus importante que tout le reste. »
Lorsque Jung mourut en 1961, sa cousine Lou Zinsstag avait constitué la plus grande collection de cas d'OVNI en textes et photographies de toute l'Europe. Elle publierai par la suite le premier journal sur les OVNI en Europe centrale ainsi que deux ouvrages sur le sujet.
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Le 28 Juin 1976, Good reçut la première lettre d'une longue série de Zinsstag qui lui communiquait ses impressions vis-à-vis de Meier et de son
aventure. Ce premier courrier disait : « Je suis entrée en contact avec Meier grâce à un élève d'une école de Berne qui m'a procuré son adresse. J'ai écrit à Ed. et reçu une réponse très amicale accompagnée d'une douzaine de photographies dont certaines étaient extraordinairement réussies. Je lui ai expédié de l'argent pour qu'il m'en envoie d'autres. Il m'a dit en avoir environ deux cent-cinquante qu'il a pris lui-même. Il possède également quelques films. Je lui ai écrit que je lui rendrais visite aussitôt que possible. Il dit remplir une mission qui lui a été confiée voici quarante ans en arrière. Aussi je m'attends à le voir arriver un peu comme un grand prêtre ; mais cela n'est pas important par rapport aux impressions que laissent ses photographies. »
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Eduard sort très rarement, toujours accompagné et jamais sans son fusil, m'a-t-il dit. On lui a tiré dessus une ou deux fois... Il est en contact avec des E.T. depuis l'âge de cinq ans. Il était avec son père lorsqu'il vit un OVNI et qu'il rencontra un E.T. en 1972. Depuis cette date, il a régulièrement rencontré de nouveaux visiteurs tous les onze ans.
Je vais avoir cinquante photographies en couleur pour cent francs ; ce jeune homme m'a promis de me donner une sélection de bonnes vues très représentatives. A côté de ses photographies et d'un film de vingt minutes, il nous a montré d'autres images qu'il m'est difficile de décrire. Eduard m'a dit qu'il était allé plusieurs fois dans l'espace et qu'il a pu regarder certaines de nos planètes d'assez près. Parmi celles-ci, il y en a une qui ferait sensation. A bord de leur soucoupe volante, lui et ses compagnons ont assisté à la dernière rencontre Soyouz-Apollo et, pendant un moment, ils se tenaient à trois mètres des cabines spatiales. Sur ces photos, on peut voir le dos du cosmonaute soviétique, son casque, et les trois lettres « CDI » sur sa combinaison. Sur une autre photographie on voit la manœuvre d'arrimage des deux capsules bien mieux qu'à la télévision. Il y a d'autres images que je ne vous décrirai pas car cela est trop difficile.
Je me sens un peu perdue pour cerner ou juger cet homme. Son éducation est encore plus pauvre que celle de Georges (Adamski), mais cela ne me dérange pas. Mais je n'aime pas ses manières. Il est anti-religieux et d'après ce que j'ai pu lire dans un de ses pamphlets, il prend la défense des sorciers en attaquant l'Eglise Romaine qui ignore leur existence, etc.. Il se pourrait bien qu'il soit lui même un sorcier. J'ai eu cette impression la première fois que j'ai croisé son regard. Mais il est honnête, franc, poli jusqu'à un certain point et, ce que je
comprends fort bien, très impatient et un peu fatigué de devoir toujours répondre à des questions. Lorsque nous étions chez lui, il a reçu plusieurs appels téléphoniques, un de Budapest, d'autres d'Autriche et d'Allemagne. »
...
« J'ai revu Eduard Meier, l'homme le plus intriguant qu'il m'ait été donné de rencontrer. Il m'a montré d'autres photographies d'une nature dont je ne peux ici mentionner l'origine. Lorsqu'il commence à parler, il est très facile d'imaginer que cet homme est dément ; tout ce qu'il dit est fantastique. Mais bon, il y a ces photos de l'espace que personne n'a jamais vu ainsi, pas même la NASA, j'en suis convaincue... Il vous envoie son bon souvenir et son amour en espérant que vous lui rendrez visite à l'automne. Il se souvient très bien de votre coup de téléphone. Il est si modeste et sincère qu'il m'a même parlé de son séjour en prison. L'histoire de sa vie est tellement fantastique que j'arrive à peine à y croire. Mais un seul coup d'œil sur ses photographies suffit à me rassurer ».
...
Pendant presque une année, Zinsstag lut tous les articles sur Meier, toutes ses notes sur ses contacts et tous ses enseignements ; elle resta avec lui pendant des heures au cours de plusieurs visites. Femme intelligente qui avait rencontré et parlé longuement à de nombreux contactés, autres que Adamski, pendant près de vingt ans, Zinsstag n'était ni naïve ni crédule ; il n'était pas non plus dans son attitude de considérer toutes ces histoires de contactés comme un non-sens. « Il existe des forces pour lesquelles nous n'avons aucune explication à fournir, » pensait-elle. Mais elle ne savait vraiment pas quoi penser ni faire à propos de Meier.
...
le 3 Janvier 1977 : « Vis-à-vis de Meier, je suis à présent en si bons termes
avec lui qu'il ne m'est plus problématique de lui rendre visite quand bon me semble. Cependant, j'évite de le faire car je ne peux m'empêcher de penser que cette femme, Semjase, ne lui fait aucun bien... Je suis certaine qu'elle va le laisser tomber dans peu de temps car il est hors de question qu'il puisse satisfaire aux espérances de cette extraterrestre. Ce qu'il lui manque, c'est un nom, un renom ; et il ne pourra jamais l'avoir parce qu'il est allé en prison lorsqu'il était jeune. Et plus que tout le reste, il n'a pas reçu de vraie éducation bien que je sois obligée de reconnaître que son savoir technique est absolument étonnant. On dirait qu'il a reçu une pré-éducation lorsqu'il avait une vingtaine d'années et qu'il parcourait la Syrie, la Jordanie et Israël, et que celle-ci l'aide beaucoup à comprendre les sujets difficiles dont Semjase l'entretient... »
Comme on l'a vu dans les extraits précédents du livre "Les Années Lumière", Lou Zinsstag, malgré sa passion pour le domaine ufologique était très réticente par rapport à Billy Meier à cause de son discours antireligieux et sa proclamation qu'il avait une mission à accomplir. C'est pourquoi elle ne traita pas de Billy Meier dans ses ouvrages. Elle sentait probablement que le message de Billy Meier était trop controversé, elle contacta alors Wendelle Stevens, le plus grand ufologue américain de l'époque en lui montrant juste quelques photos :
Avant ce courrier, Stevens n'avait jamais entendu parler de Meier, mais il connaissait Zinsstag de réputation ainsi que par leurs échanges de correspondance, et il doutait que la fascination qu'elle éprouvait pour ce cas précis soit sans fondement. Bien que Zinsstag restât vague à propos de ces photographies, elle lui disait en posséder douze qu'elle désirait lui soumettre. Mais au lieu de les lui expédier comme elle l'avait fait si souvent déjà, elle voulait les lui apporter directement de Suisse en lui rendant visite chez lui, à Tucson.
...
Lorsque Zinsstag et Good l'avaient appelé depuis la gare des autobus, tard dans la matinée, Stevens recevait des amis venus de Phœnix, Lee et Brit Elders. Lee était un ami de Stevens depuis cinq ans ; il connaissait sa réputation d'enquêteur sur les OVNI. Ils étaient, lui et Brit, moyennement intéressés par le sujet, Stevens leur en ayant longuement parlé. Il était impossible à quiconque venant rendre visite à Stevens chez lui de ne pas remarquer ces trois épais classeurs à anneaux remplis de photographies de soucoupes volantes sans être piqué de curiosité. Cet après-midi là cependant, les photos de Meier que Lou Zinsstag étala sur la table de la salle à manger étonnèrent autant les Elders que Stevens. Brit dit : « Généralement, les photographies d'OVNI ressemblent à de petites boules floues et duveteuses accrochées dans un ciel sans contour précis ; et elles sont tellement loin, au-delà de la profondeur de champ, que l'image pourrait être celle de n'importe quoi. Pour sûr, quelqu'un a pris ici une petite miniature, l'a arrangée et l'a photographiée ; c'est évident ».
Lee en riait déjà. Stevens se souvint par la suite : « Lee avait l'habitude de se moquer de ma passion pour les OVNI. Lorsqu'il vit ces photographies, son point de vue ne varia pas.
« Ce sont des fausses, dit-il ; n'importe qui serait d'accord avec moi. Elles me semblent très bonnes, mais j'en ai vu de nombreuses toutes aussi bonnes qui n'étaient que des montages, ce qui me faisait y croire à moitié. Mais je dois dire, mon vieux, que celles-ci sont les fausses les plus réussies que j'ai vues jusqu'à présent. Comment cet homme s'y est-il pris ? »
Stevens étudia les photographies et écouta Zinsstag lui raconter ses expériences auprès de Meier pendant tout l'après-midi et la soirée. Elle lui précisa les conditions dans lesquelles Meier vivait, lui parla de sa femme et de ses enfants, et de tous ces visiteurs qui venaient chez lui. Elle expliqua aussi la relation qu'elle avait personnellement eue avec Meier et comment elle avait obtenu ces photographies. « L'homme était pauvre, disait-elle ; il n'avait qu'un seul bras et paraissait sincère. » « Combien avait-il fait de photographies du vaisseau ? » demanda Stevens. « Oh, répondit-elle, beaucoup d'autres. »
Tout en l'écoutant, Stevens perçut que Zinsstag essayait de décrire cet homme et ses expériences en cachant quelque chose, comme si elle avait voulu éviter à Stevens de ressentir une sorte de lourdeur. Ces clichés étaient très parlants en eux-mêmes, mais il semblait qu'un aspect de toute cette histoire, peut être même le plus important, demeurait non-dit.
Zinsstag et Good partirent le lendemain matin pour Los Angeles. Pendant l'année qui suivit, Stevens correspondit régulièrement avec Zinsstag puis, finalement, directement avec Meier. Il s'aperçut peu à peu que Meier avait eu plus que quelques contacts, que les détails de ceux-ci avaient été notés, que peut-être de nombreuses autres photographies, peut-être des centaines, existaient et que Meier n'avait pas été la seule personne à avoir vu et expérimenté d'étranges phénomènes dans les bois entourant Hinwill et à présent dans les collines près de Schmidruti. Au mois d'Octobre 1977, un peu plus d'un an après la visite de Lou Zinsstag et Timothy Good, Stevens considéra que le cas était suffisamment intéressant pour qu'il
aille enquêter sur place. Il acheta donc une place sur un vol en direction de la Suisse pour aller rendre visite à Billy Meier.
« Je vais juste donner un rapide coup d'œil, » avait-il dit aux Elders. Il espérait ramener des tirages de Meier pour sa collection personnelle et aussi « regarder cet homme droit dans les yeux pour voir s'il disait vrai ».
...
Lorsqu'une année auparavant, Zinsstag était venue lui rendre visite, elle s'était limitée à lui dire que Meier avait eu plus d'un contact et qu'il possédait au moins une douzaine de photographies en plus de celles qu'elle avait apportées. Durant les premiers jours qu'il passa à la ferme, Stevens, après avoir discuté avec Meier et quelques autres personnes, eut la confirmation que Zinsstag ne lui avait pas dit tout ce qu'elle savait afin de le préserver d'un véritable bouleversement.
A sa grande surprise, Stevens s'aperçut que non seulement Meier parlait un anglais passable mais qu'en plus, il utilisait des formes de langage très colorées. Lorsqu'ils se rencontrèrent, Meier alla même à lui lancer un défi ; il lui dit : « J'espère que le Colonel aura des questions à poser différentes de celles des autres ».
« Il y avait tellement de visiteurs, dit Stevens, et il avait déjà dû répondre tant de fois la même chose à tant de personnes différentes posant toujours les mêmes questions qu'il en était las. Il ne voulait plus parler de tout cela à des personnes qui n'étaient pas vraiment intéressées. Parce qu'il avait déjà donné des explications la veille à une personne, et l'avant-veille à une autre, et le jour précédent à une troisième, et encore et encore, à chaque jour, à une autre personne... Cela ne l'intéressait pas. Si vous ne posiez pas une question juste, vous n'obteniez aucune réponse. »
Au cours des quatre jours qu'il resta en Suisse, Stevens accompagna plusieurs fois Meier à des promenades en forêt, derrière la ferme, et lorsque le temps n'était pas au beau, il passa de nombreuses heures avec lui, dans la cuisine, à parler et à tourner les pages des albums photographiques. Lorsqu'il demanda à Meier s'il avait des photographies récentes des vaisseaux, celui-ci lui donna cent trente clichés en échange du prix du développement.
Après avoir enquêté 4 jours, Wendelle Stevens revient bouleversé et essaie de convaincre les Elders de participer à l'aventure :
Stevens comprenait à présent les réticences de Lou Zinsstag pour qu'elle lui dise tout ce qu'elle savait à propos de Meier. Ses quatre jours à Schmidruti avaient été denses à force de lectures, de questions, d'observations et de réflexions. Pour la première fois en trente ans, il se sentait bouleversé. Il rentra à Tucson avec cent trois photographies-couleurs dont la plupart étaient encore meilleures que les douze premières que lui avait montrées Lou Zinsstag. Il avait aussi plusieurs centaines de pages grossièrement traduites des notes de contact, ainsi que de nombreux récits de témoins décrivant des choses inimaginables :
« Certains m'ont dit l'avoir vu revenir avec trois autres hommes en plein orage. Il semblait qu'il venait tout juste de sortir de terre et n'avait pas la moindre trace d'une goutte d'eau sur lui. C'est impensable, un vrai tour de passe-passe.
Non, Meier est un brave homme et il est équilibré, mais il n'a qu'un seul bras, peu de matériel et beaucoup de gens l'observent de près. Je ne vois pas comment il peut faire toutes ces choses par lui-même. »
De retour à Tucson, Stevens dit à ses amis Lee et Brit Elders : « Si cet homme fait une blague à l'ensemble de l'humanité, il réussit à tromper également sa femme et ses amis les plus intimes, et cela depuis deux ans et demi ».
Brit se souvint du retour de Stevens :
« Steve arriva en hochant la tête. Il ne savait pas quoi faire. Il resta trois jours chez nous en nous disant : « Vous n'allez pas me croire ; il vous faut aller là-bas ; vous ne me croirez pas. »
« J'étais inquiet pour lui, rajouta Lee, car j'avais moi-même observé plusieurs cas d'OVNI sur lesquels il avait enquêté. Il y en avait bien une centaine. Mais cette fois-ci, il m'avait dit : « Il faut que vous alliez là-bas. Cette histoire est plus importante que tout le reste. »